Commentaire Mgr Dagens
J’ai un petit souci sémantique avec Mgr Dagens…
Ses déclarations reprises sur Riposte catholique appellent quelques interrogations…
Je ne suis pas académicien, je ne suis pas évêque, je n’ai été qu’un humble normalien et j’éprouve un certain embarras devant ce morceau de bravoure :
“La tradition ne conserve pas, elle transmet, elle enseigne.”
Étant accessoirement enseignant, je me pose la question de savoir comment enseigner aujourd’hui – et quoi transmettre- si “on” doit faire fi de tout ce qui a été découvert et nous a été transmis depuis des siècles et en l’occurrence ici depuis deux millénaires !
Alors on doit oublier Aristote, Kant, Archimède ou Newton ?
Et pourquoi pas Saint Thomas d’Aquin pendant qu’on y est ?
Et on “enseignera” quoi ?
La théologie du “Peuple de Dieu” ???
Voire même, si l’on suit – à ne Dieu ne plaise – Paul VI, en arriver à déifier l’homme :
“Plus que quiconque, nous croyons en l’homme” (sic !)
Il faudra que Mgr Dagens m’explique sa vision d’un enseignement de l’Eglise constitué de novo à la “lumière” des textes conciliaires !
Question subsidiaire : l’Eglise a-t-elle nagé dans l’erreur depuis deux millénaires ?
Car c’est bien là le nœud de l’histoire : les textes conciliaires ont ouvert une boîte de Pandore où tous les excès ont trouvé leur justification…
Et la crise de la Foi s’est transformée en “sauve qui peut”…
La Tradition n’est pas le conservatisme, elle est le rempart face à une certaine subversion.
Le fait que la FSSPX ait une audience plus importante que dans certains autres pays réside simplement dans le fait que l’Eglise de France – ce qui n’est pas forcément le cas ailleurs sauf en Belgique, et en Autriche, voire en Allemagne – s’est complu dans des dévoiements post-conciliaires liturgiques, et pire idéologiques, qui n’ont malheureusement pas été sanctionnés par le magistère…
Avec Mgr Dagens, dans cette conception, nous allons vers l’Eglise de l’absurde : l’enseignement du magistère n’est pas une girouette qui tourne au gré des vents sociopolitiques et médiatiques !
Cela a été la raison d’être et c’est aujourd’hui simplement une question de survie pour l’Eglise que de conserver l’essence du fruit de la Foi qui a été conservée et nous a été transmise.
L’adaptation à certaines contingences nouvelles liées à l’évolution du monde contemporain n’implique en rien de remettre en cause la théologie originelle.
Pas plus que l’enseignement de la théorie de la relativité amène à négliger d’apprendre à lire !
Les “fondamentaux” sont intangibles.
L’enseignement de l’Eglise, c’est d’abord leur transmission, et non pas une perpétuelle « invention » au gré des modes.
C’est en cela que réside la Tradition si violemment battue en brèche aujourd’hui par des progressistes qui recherchent désespérément dans l’homme leur vision théologique dénaturée.
On en voit les fruits: la disparition depuis une génération de la Foi en elle même.
Claude Timmerman
Ancien cérémoniaire pontifical du cardinal Veuillot





Mgr Dagens a un fion de hamster ? euh pardon la légion d’honneur ???
De façon générale, le langage simiesque du type lémurien, des modernistes, est incompréhensible à toute personne bien née.
Ce n’est que ribouldingueries logorrhéiques, verbiages à triple bande sur le tapis vert franc-maçon, bouillie pour vieux crocodiles à la Mounier, psittacisme maelénique pour enrober le poisson pas frais.
Bref ! Les macs sont plus clairs.
Je ne suis même certain qu’ils comprennent le sens de la lave satanique et spongieuse qui sort de leur orifice buccal.
” Pour causer, ils causent ! Et pour oser, ils osent “, comme dit un gentil tueur de chez Kübrick.
Ce ne serait pas grave si ces prélats n’étaient que cons.
Ils sont responsables devant Dieu de l’Immense Apostasie qui submerge le monde.
Et qui n’en demandait pas tant et pas aussi vite !
Lancelot je suis là guiliguili.
Quo vadis mulier ?
Lancelot vado arduo semitas!
Toute cette perplexité vient de ce que l’improbable s’est produit, à savoir que la Tradition a changé. Autrefois, c’est à dire avant Vatican II, dans nos cathéchismes, on apprenait que la foi avait deux sources : l’Ecriture et la Tradition. C’est à dire la tranmission de l’enseignement de Jésus Christ , non écrit, expliqué oralement par les Apôtres. La tradition était donc la transmission du dépôt de la foi, non consigné par écrit.
Après vatican II, la tradition veut dire : la transmission, par le Magistère, de l’expérience de Dieu que font les fidèles en Eglise. Nuance. Elle porte le nom suggestif de Tradition vivante. C’est ainsi qu’on peut transmettre sans référence au passé. Et, ajoute-t-on, la tradition ne s’arrête pas. Il y a constance: puisqu’il s’agit toujours du même Dieu qui parle à toutes les époques, même si le langage est différent. Il ne faut pas s’en alarmer. Voici pourquoi.
Il faut faire entrer ici le concept d’herméneutique, c’est à dire d’interprétation. Le peuple de Dieu fait une expérience de Dieu, soit. Mais cette expérience est une interprétation. Elle “n’épuise pas” la connaissance ou l’expéreince que l’on peut avoir de Dieu. Et le Mgistère, de par la tâche à lui confiée, fait une interprétation (II) de cette expérience (I) vécue en Eglise. L’ Interprétation (II) étant l’officielle.
On vous affirmera qu’il en a toujours été ainsi. Ainsi la bible est la transcription de l’expéreince de Dieu que faisaient les croyants. Leur interprétation à d’ailleurs changé à mesure que leur éxpérience se prolongeait . Donc, l’exégèse est l’interprétation d’interprétations. .
Alors, demanderez-vous, la Révélation, c’est quoi ? Eh bien, c’est l’interprétation qu’on fait sous la conduite de l’Esprit Saint.
Mais alors, la Révélation n’est pas close ? Eh bien, non, pas vraiment. Est-il possible d’arrêter la Tradition vivante? D’ailleurs, Vatican II a été une nouvelle Pentecote. C’est connu.
Mais alors, le dogme, la vérité, ça évolue ? ?
Le dogme n’évolue pas, parce qu’il reste vrai pour une époque donnée.
Ah bon ? ça, alors ! J’aurais jamais cru !
pour renchérir sur ce que dit lancelot, en effet le catho libéral ou moderniste sauce vatican II se régale de tout ce verbiage continuel auquel on ne sait même pas où il conduit. Je me souviens quand j’étais encore moderno, d’un prêtre qui se gargarisait de toutes les encycliques etc. qu’avait sorti Jean Paul II disant que rien que pour cela il était un grand homme (la quantité prime sur la qualité), toujours cettte référence à l’intellectualisme mais j’aurais préféré pour ma part qu’il n’écrive qu’une seule encyclique par exemple mais qu’elle ait du contenu (PIe IX n’a sorti essentiellement qu’un document majeur: le syllabus mais tous est clair là dedans pas besoin de sortir 36 documents si l’on a besoin de sortir autant de documents c’est que l’on a du mal à communiquer, à transmettre un message, à convaincre parce que soi même on n’est pas bien convaincu d’où l’obligation d’en dire des tonnes). Avez vous seulement lu un doc de JP II et de Benoit 16 aujourd’hui on est vite embrouillés, on décroche vite tellement c’est fastidieux à lire, on se dit ils sont sur autre planète là, vers quoi nous amènent t ils? (peut être la planète des bisounours?), non franchement on ne peut pas suivre ce genre d’intellectuels de salon, d’ailleurs c’est la caractéristique du moderniste, de rester dans son verbiage car il ne veut rien définir , clairement, d’ailleurs ce petit malin s’en dispense facilement puisque sa pensée évoluant tout le temps ( ce qui est valable aujourd’hui selon lui ne l’est plus demain) il se trouverait vite en difficulté dans ses explications donc situation à éviterp our lui donc pour des définitions, claires, nettes et précises vous pourrez repasser et c’est aussi pourquoi beaucoup de gens (spirituels à l’origine) ont été dégoutés et ont quitté l’Eglise ou sont tombés dans des sectes, bravo pour la parole “Pais mes brebis!” (pourtant cette phrase constitue un ordre du CHrist à l’égard du successeur de PIerre et non pas une option)
Et oui. petittroupeau.
“Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ”
Et chez les hérétiques modernistes, c’est toujours la même manière depuis 2000 ans.
Une page catholique, une page embrouilla-pécammineuse !
On sait cela depuis Saint Augustin, les Donatistes, les Calvinistes , les Pélagiens, et j’en passe.
Est, est. Non, non.
Tout le reste appartient à Satan.
L’avantage avec les modernistes c’est qu’on peut pécher en sûreté de conscience, comme on disait au XVIIème siècle.
Mais tout ce cirque aura une fin.
Patience et Espérance.