Quand on rassemble les morceaux du puzzle : l’hégémonie sioniste en marche !
Je me souviens que lorsque j’ai secoué le cocotier des Pussy Riot et que j’ai pointé du doigt leur rôle évident de tentative juive de déstabilisation de la Russie, certains correspondants s’étaient étonnés de l’importance que je donnais à cette lamentable histoire de féministes hystériques…
Ceci jusqu’à ce que l’article de Shamir, traduit par Maria Poumier, vienne confirmer ce contexte…
Et grâce à Jssnews, les morceaux du puzzle se rassemblent, et le centre névralgique de la crispation sioniste apparaît clairement : l’Egypte !
En faisant fomenter une guerre civile en Syrie, Israël comptait bien balayer :
- le meilleur allié de l’Iran – avant l’offensive israélienne sur Téhéran…
- le meilleur allié du Hezbollah qui y a ses bases arrière - permettant ainsi à Israël de reprendre pied au Liban pour y achever sa déstabilisation (rappelons que l’accord islamo-chrétien établi à l’initiative du Hezbollah avait permis la fin de la crise politique libanaise, l’élection d’un président de la république, d’ailleurs chrétien, et… l’éviction de facto d’Israël du Liban.
Actuellement, la guerre civile syrienne déborde largement sur le Liban pour les plus grandes espérances sioniste…
- l’influence russe croissante dans le bassin méditerranéen – qui s’appuie sur une importante base militaire en Syrie – où le lobbying juif n’a plus l’impact qu’il avait du temps du régime soviétique (créé par des juifs) mais devenu soit disant “antisémite” trente ans plus tard…
Ce qu’il y a de sûr aujourd’hui c’est que Poutine ne se laisse pas impressionner par les menées atlanto-sionistes et qu’après l’invasion de l’Irak, la scandaleuse affaire libyenne a confirmé ses craintes…
Il a donc su convaincre la Chine – pourtant assez favorable à Israël quoiqu’on en dise – du danger de l’hégémonie atlanto-sioniste en méditerranée…
D’où le véto sino-russe réitéré, au Conseil de sécurité de l’ONU - devenu aujourd’hui une chambre d’enregistrement des desiderata de l’OTAN – à une intervention militaire en Syrie…
La Russie de Poutine apparaît ainsi – à tort ou à raison – le seul état susceptible de constituer un rempart face au déferlement atlanto-sioniste au Moyen Orient, qui a su noyauter les monarchies “arabes” fantoches de la péninsule arabique.
D’où le premier mot d’ordre sioniste actuel : “Sus à Poutine!”
On a vu, après les campagnes de dénigrement politique médiatique systématiques, l’essai de mobilisation de déstabilisation Pussy Riot à travers les médias israélien, le monde judéo-médiatique, l’appel médiatique de BHL et le numéro d’anthropophagie auriculaire de Vanstein dit Kasparov lors de son arrestation…
Mais à l’inverse, les états méditerranéens, de plus en plus concernés, comprennent que la Russie – qui n’est plus l’URSS – pourrait bien être leur meilleur allié pour leur conserver leur indépendance face à la volonté hégémonique sioniste…
C’est précisément le constat fait par le nouveau régime égyptien, confronté aussi à la menace israélienne avouée de détournement du trafic du canal de Suez (nous allons en parler!)
D’où le fait que Mosri… se rapproche très clairement de Poutine.
D’où le déchaînement immédiat des analystes israéliens qui comparent maintenant sans rire Mosri à… Nasser!!!
Ceci, afin évidemment de laisser croire que l’éventuel changement de cap diplomatique égyptien serait indubitablement lié… à la remise en cause de l’accord de paix israélo-égyptien !
Autrement dit : toute présence russe sera la marque de la diminution de l’influence américaine, et DONC, mettra Israël en péril !
Ficelle un peu grosse mais aussitôt exploitée !
I – La preuve sur jssnews :
Analyse : Morsi sur les pas de Nasser
– vers un changement d’influence en Egypte : bienvenue à la Russie !
« Le nouveau président de l’Egypte, Mohammed Morsi, a surpris tous les experts la semaine dernière en changeant tous les hauts responsables de la sécurité, y compris le ministre de la Défense, qui avait été jusque là, la personne la plus puissante du pays. Les services de renseignements israéliens et américains étaient parmi les premiers surpris.
Dans le même temps, Al-Masry Al-Youm citait le conseiller juridique de Morsi qui affirmait que la présidence « envisage d’amender les accords de Camp David sur la présence militaire égyptienne dans le Sinaï ». Il a expliqué que la situation actuelle ne garantit pas la pleine souveraineté de l’Egypte dans la péninsule.
…/….
En 1955, le président égyptien d’alors Gamal Abdel Nasser a surpris tous les analystes quand il a signé l’accord tchéco-égyptien, le déplacement de l’influence occidentale en Égypte, à l’influence soviétique. Le président a ensuite reçu des armes de l’Union soviétique, qui ont bouleversé tous les pouvoirs. Sans parler des constructions embêtantes, comme celle du barrage d’Assouan.
Le président russe Vladimir Poutine est très intéressé à établir des bases militaires au Moyen-Orient, similaires à la base qu’il devrait perdre très bientôt en Syrie. Est-ce qu’il y a quelqu’un prêt à parier qu’il n’y a pas déjà des pourparlers entre Morsi et Poutine qui mèneront à une surprise semblable à celle de Nasser ?
Affaiblir Israël est dans l’intérêt de la Russie en raison des réserves de gaz naturel trouvées au large des côtes de Haïfa. Ces réserves menacent le monopole de la Russie sur la fourniture du combustible à l’Europe et réduit son pouvoir d’influencer leurs politiques.
Et nous n’avons même pas touché à la Chine, avec sa politique de prise en charge par les pays du Tiers-Monde en renforçant leurs économies.
Israël doit se préparer, en plus de la menace iranienne, à la menace égyptienne. Après son travail préparatoire, Morsi va annoncer la couleur. Cela peut prendre du temps, mais ne nous laissons pas berner par une douce illusion qui ne saurait que trop bien nous bercer. » Isa Berda – JSSNews
II- Neutraliser le canal de Suez
La menace, bien réelle, est évidemment sioniste et elle est, comme toujours, clairement annoncée !
L’article précédent met le doigt sur une autre question qui va bien entendu se trouver inextricablement liée au potentiel nouveau conflit israélo- égyptien qui coule donc dans les cartons du Mossad : le canal de Suez…
Une petite phrase d’apparence anodine qui n’est pas là par hasard: “Et nous n’avons même pas touché à la Chine, avec sa politique de prise en charge par les pays du Tiers-Monde en renforçant leurs économies.”
Quel rapport avec le canal de Suez ?
Un vieux rêve : la volonté délibérée d’Israël de le neutraliser et de s’approprier le contrôle du transit des marchandises du canal par voie terrestre ferroviaire!
Un projet déjà en cours aujourd’hui et qui sera réalisé par la Chine, qui, dans un premier temps, a du obtenir suffisamment d’assurances israéliennes pour accepter de jouer ainsi avec le feu…
Ce qui n’aura évidemment qu’un temps, mais on y est…
Certains me diront que, de toutes façons, le canal de Suez est une structure obsolète, que les droits de passage sont onéreux, et que tout le trafic pondéreux (essentiellement le pétrole) passe depuis des lustres par le cap de Bonne Espérance…
Certes, mais tout le trafic de produits finis d’origine chinoise et extrême orientale, à destination de l’Europe surtout méditerranéenne passe toujours par Suez (ce qui économise tout de même trois semaines de voyage!)
Couper Suez et doubler le canal, cela constituera un moyen de contrôle économique majeur, sur le plan politique et financier, de toute l’économie de la fameuse “Union pour la Méditerranée” devenue “mare nostrum judeis” et des flux d’exportations d’Asie sur l’Europe…
Pas du tout, sinon pourquoi mettre en chantier des travaux aussi pharaoniques !
“The main project on the agenda is construction of a cargo rail line that will link Israel’s Mediterranean ports in Ashdod and Haifa with the Eilat Port…
There are also plans to extend the line to Jordan’s Aqaba Port”
[Le projet essentiel est la construction d'une ligne ferroviaire (de trafic) marchandises qui relira les ports méditerranéens d'Ashod et d'Haïfa au port d'Elath...
Il y aussi un projet d'extension de la ligne vers le port jordanien d'Akaba]
(Autrement dit “on” prévoit aussi de contrôler dans l’autre sens l’approvisionnement européen de la Jordanie!)
http://philosemitismeblog.blogspot.fr/2012/07/accord-historique-entre-israel-et-la.html
Les lecteurs voudront bien me croire sur parole car la censure du net est bien faite: il a existé au moins trois articles de jssnews sur la question montrant notamment la carte de cette nouvelle ligne et exposant très clairement que son but avoué était de “doubler” le canal de Suez…
Tous ces articles ont opportunément apparemment “disparu” du net, cet été…
On trouve d’ailleurs trace de demande de ces retraits (via Google par exemple)
On ne trouve plus donc que les articles lénifiants comme ceux ci dessus référencés qui font état de la liaison ferroviaire pour “développer le tourisme” de la région d’Elath qualifié uniquement de “station balnéaire”!
Malheureusement certains détails ne trompent pas!
Outre que la création d’une voie ferrée de plus de 180 km constitue un chantier énorme dont la justification “touristique” maintenant officielle, semble totalement irréaliste, les lecteurs auront bien noté que le descriptif reconnaît qu’il s’agit d’une “ligne ferroviaire de marchandises”!
Les touristes sont donc devenus des “marchandises” en Israël ???
Soit !…
III – l’aveu du projet
“On” ne parvient pas (encore) à tout effacer sur le net!
(par précaution, étant donné son intérêt, nous reproduisons in extenso l’article avant sa “disparition”)
Israël veut doubler le canal de Suez : nom de code, “Med-Red”
Israël donne le coup d’envoi à un projet de voie ferrée reliant la Méditerranée à la Mer rouge. Soutenu techniquement et financièrement par la Chine, l’état hébreu pourrait offrir une alternative au canal de Suez pour les échanges entre l’Europe et l’Asie. Un projet stratégique, qu’aiguillonne la crise égyptienne…
Le projet.
Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche 5 février l’intention du gouvernement israélien de lancer la construction d’un lien ferroviaire, reliant le port d’Ashdod sur la Méditerranée à Eilat sur la Mer rouge. La ligne “passagers” serait doublée d’une voie réservée au transport de marchandises, créant un nouveau passage entre l’Europe et l’Asie, a déclaré le Premier ministre israélien.
Concrètement, il s’agit de prolonger et doubler la ligne existante entre Ashdod et Dimona. Cela revient à construire 200 kilomètres de voies supplémentaires entre Dimona et Eilat. Au final, Med-Red ferait donc 350 kilomètres à travers le désert du Néguev.
Canal de Suez.
Il est emprunté, chaque année, par plus de 34 000 navires, dont 2 700 pétroliers. La crise égyptienne fait se focaliser le regard des acteurs du commerce mondial sur ce point névralgique. Le canal fait d’ailleurs l’objet de mesures de sécurité particulières : une autorité militaire spécifique vient d’être créée par le gouvernement égyptien.
Un projet stratégique pour Israël:
Géopolitique : Les bouleversements à l’œuvre en Egypte, avec la montée en puissance des islamistes, pousse Israël à vouloir sécuriser ses voies commerciales en les ramenant sur son territoire. L’Etat hébreu n’a pas oublié le blocus du détroit de Tiran par l’Egypte : les navires israéliens n’avaient plus accès au sud d’Israël. Un blocus qui avait conduit à la guerre de 1967.
Business : Avec ce projet, le gouvernement israélien propose une alternative au canal de Suez, non seulement pour son propre commerce mais aussi pour les échanges mondiaux. Cette idée a « suscité un vif intérêt parmi les puissances émergentes, la Chine, l’Inde et d’autres », selon Netanyahou.
L’intérêt de la Chine:
Co-financement. Ce n’est pas la première fois que l’état hébreu envisage de rallonger la ligne Ashdod-Dimona jusqu’à Eilat. Mais le coût de ce chantier l’avait fait jusque-là reculer : 2,6 milliards de dollars pour la pose des rails, selon un premier calcul en 2007.
Cette fois, les choses sont différentes puisque la Chine est pressentie pour participer à la construction et au financement du projet. “La capacité professionnelle des sociétés chinoises dans la construction de voies ferrées et de réseaux de transports est l’une des meilleures au monde”, affirme le ministre des Transports. Yisraël Katz, qui a rencontré son homologue chinois en septembre dernier. Une délégation doit être accueillie prochainement en Israël.
Israël se tourne de plus en plus vers l’Asie.
Ce continent représente désormais 20% des exportations israéliennes, dont 5 % vers la Chine,
contre 15 % début 2009. Cette ligne ferroviaire pourrait de surcroît être utilisée pour des exportations de gaz israélien vers l’Inde voire vers la Chine. D’importants gisements de gaz, Tamar et Léviathan, ont été découverts en 2009 et 2010 à 130km au large du port de Haïfa sur la Méditerranée.
[Et puis il faut bien rentabiliser LE Tipline !]
On n’est pas plus clair !
Ce 25 août, Haaretz le proclame fièrement :
« Oubliez le canal de Suez et prenez le train à Elath ! »
The line would operate 24 hours a day and would be an inexpensive and convenient alternative to the transfer of cargo from the Far East to Europe via the Suez Canal.
[La ligne marchera 24 h / 24 et sera une alternative pratique et bon marché au transport des marchandises par le canal de Suez vers l’Europe de l’Est]
Certes cela signifiera deux ruptures de charge pour les containers, mais ce sont des opérations relativement simples, faites par portiques mécanisés :
- Navire sur wagon, à Eilat
- Wagon sur navire, à Ashdod
De quoi développer les ports israéliens…
De quoi mettre le trafic maritime jordanien du port d‘Akaba sous tutelle… et de quoi l’asphyxier.
De quoi récupérer des droits substantiels : quand on sait que le passage du canal de Suez coûte de 100 000 $ à 200 000 $ par navire, il est clair que les Israéliens ne vont pas faire de cadeau !
(Avec l’augmentation du trafic, le canal est devenu la 3e source en devises de l’Égypte[1].
Un « accident » ou un blocage du canal entraînerait des pertes de plus de sept millions USD par jour !)
Netanyahu évoque, dans une interview, un montant de droits de 11 milliards de dollars par an !
On comprend, malgré les commentaires des journalistes « autorisés », qu’il ne se pose pas de question sur la rentabilisation d’un investissement de moins de 3 milliards de dollars !
Aussi énormes que soient les montants évoqués, on reste dans des niveaux financiers comparables et compatibles…
De quoi surtout priver l’Égypte de ses emplois sur le canal, et des ressources substantielles qui s’y rattachent !
De quoi contrôler le commerce est-ouest…
De quoi aussi exercer un chantage politique auprès des exportateurs européens et asiatiques, pour ne pas dire « de quoi les prendre en otage »…
A cela s’ajoute la question curieusement non évoquée du Tipline…
C’est le nom du pipeline Eilat-Ashkelon construit en 1968 pour transporter initialement le pétrole brut d’Iran en Europe.
Long de 254 km, d’un diamètre de 42″, il a une capacité de transport de 400,000 barils / jour (64,000 m3) dans le sens Ashkelon – Eilat (vers la mer rouge), et 1.2 million de barils / jour (190,000 m3) dans le sens contraire.
Il a changé d’utilisation après le reversement, en 1979, de la monarchie fantoche des Pahlavi, installée après guerre par la CIA en Iran…Ce qui mot fin à ce fructueux trafic…
Mais en 2003, Israël et la Russie ont conclu un accord pour fournir l’Asie en pétrole russe acheminé par tankers depuis Novorossiysk jusqu’à Ashkelon, et ensuite rechargé sur d’autres tankers à Eilat, à destination de l’Asie.
Ainsi, le pétrole chemine aujourd’hui dans le sens inverse de celui qui avait été prévu à se construction.
Entre l’Europe et l’Asie, c’est une route plus courte qu’en passant par le cap de Bonne Espérance et moins chère que via le canal de Suez !
Israël s’invente donc un droit de contrôle et de péage
sur la totalité du trafic commercial est-ouest !
Pour que le péage soit obligatoire, et que le filtrage efficace, il faudra bien ensuite qu’Israël sabote le canal de Suez. Mais pour cela….
On peut lui faire confiance !
http://archives.lesechos.fr/archives/2012/LesEchos/21117-031-ECH.htm
Saint – Plaix






Ah les bâtard ils sont “Malin” avant la fin de la construction de ces chemins de fer de l’eau aura coulé sur le canal de suez