À Rome, le Pape n’est pas seul à vouloir le retour de la Fraternité Saint-Pie X…
Alors que Monseigneur Fellay, supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, poursuit les discussions avec Rome en vue d’une probable réintégration, en discutant ça et là avec des prélats, qu’ils soient prêtres ou qu’ils aient le titre de « monseigneur » et même avec des cardinaux, on se rend compte que le Saint-Père n’est pas le seul à vouloir réintégrer la Fraternité Saint Pie X. Aucun nom ne sera cité lorsque les propos rapportés sont issus de conversations privées.
« Je prie tous les jours pour la réconciliation », me confie un « monseigneur » d’un dicastère romain et secrétaire d’un cardinal. « Ils ont beaucoup à apporter à l’Eglise », me déclare un autre. « Il est nécessaire d’aider le Saint-Père dans cette tâche », me lance un troisième, ami personnel du Saint-Père. Les exemples sont légion de personnes qui, au Vatican, souhaitent, au moins aussi ardemment que le Saint-Père, que la Fraternité fondée par Monseigneur Lefebvre soit réintégrée dans la « pleine communion »
Dans sa volonté de retrouver la FSSPX dans une parfaite communion avec Rome, Benoît XVI peut également compter sur le soutien de nombreux cardinaux. L’un d’entre eux, relativement jeune, chef d’un dicastère et qui n’est pourtant pas spécialement proche de la Tradition et considéré comme un possible « papabile » m’a déclaré : « qui pourrait ne pas souhaiter que la Fraternité Saint Pie X soit réintégrée ? Bien sûr que je le veux, tout comme le Pape. » Un autre, plus « traditionnel », me déclare qu’il est « favorable à la Tradition » et qu’il « ne s’en cache pas ». Le Cardinal Burke, actuel Préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique a également affirmé dans une interview donnée à Nouvelles de France qu’il « espère vivement que cette réconciliation aura lieu ». « Je connais certaines personnes de la Fraternité Saint Pie X et je sais que beaucoup peut et doit être fait pour cela ». Un quatrième prince de l’Eglise, très au courant du dossier, estime devant moi qu’il faut « oublier le passé » et « privilégier l’unité ».
Cette liste n’est pas exhaustive et les exemples sont encore plus nombreux de membres de la Curie qui désirent, à la suite du Saint-Père, cette réconciliation et qui m’en ont fait part. Le fait est que Benoît XVI n’est pas isolé dans sa tour d’ivoire et n’est pas obnubilé par cette question. Il a cependant voulu faire de l’unité un axe majeur de son pontificat. Il a donc souhaité régler cette question et s’attaquer à un problème difficile, malgré les difficultés prévisibles et pour cela, il bénéficie du soutien de l’Eglise universelle et suscite l’admiration de prêtres, d’évêques et de cardinaux.





La méfiance et les mauvais conseillers pullulant des deux côtés, on peut s’attendre à de sacrés remous.
” Ayez confiance ! Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde “.
C’est facile pour moi de parler comme ça, n’ayant jamais eu à choisir entre une Frat’ ou une autre.
J’ai ” simplement ” suivi la Messe de ma Première Communion en trouvant toujours un prêtre qui dise la Vraie Messe et le Vrai Catéchisme.
Que cela plaise ou non à son Evêque.
Je ne juge pas ceux qui ont été crucifiés entre Fidélité et Renoncement à la Foi.
Si Mgr. Fellay signe un accord pratique (en violation des voeux du fondateur, Mgr. Lefebvre), ça va effectivement devenir chaud bouillant. Je crains le pire dans les chapelles et les séminaires de la Fraternité, je suis presque certain qu’ils en viendront même aux mains parfois.
C’est inimaginable de se dire que Mgr. Fellay veut faire une chose pareille alors que l’ex-Cardinal Ratzinger n’a en rien changé de la voie moderniste. Je ne voit pas comment on pourrait garder notre intégrité au milieu d’autorités aux veleurs contraires à celles que nous défendons. Surtout avec me temps qui passe, et le changement des autorités romaines.
Si vous desirez un Pape plus traditionaliste, au moins pour le futur Pape après l’ex-Cardinal Ratzinger la FSSPX aura sont mot à dire.
C’est mieux que faire les grincheux en cassant du Vatican II à l’extérieur de l’Eglise.
Pour que le futur Pape soit traditionnaliste il faudra qu’il soit élu par les Cardinaux ce qui requière d’avoir des intégristes élevés au rang de Cardinal d’abord et d’en avoir un nombre suffisamment important pour désigner leur candidat. Autant dire que c’est de la pure utopie. En tout cas tant que les traditionnalistes seront une minorité dans l’Eglise (moins de 1% je vous le rappelle).
Il n’est pas du tout nécessaire d’être reconnu par Rome pour combattre le modernisme et continuer l’Eglise.
Enfin sauf si comme vous l’avez dit dans l’autre commentaire, Saint Malachie a vu juste.