La république française est-elle compatible avec l’identité, par Arnaud Gouillon
Le candidat du Bloc Identitaire pour l’élection de 2012 publie sur son site de campagne une réflexion sur la République et son idéologie universaliste qui aurait vidée de son sens la notion d’identité française (substituée aujourd’hui à la notion plus floue d’identité nationale, et pis encore la notion d’identité républicaine comme le propose M. Copé).
ArnaudGouillon2012 – La République est un système de gouvernement, une forme d’organisation politique. Notre pays en a connu d’autres : Empire, féodalité, monarchie absolue, monarchie constitutionnelle, consulat… Et il n’est pas exclu que d’autres formes apparaissent demain. La République, elle-même, n’est pas un bloc. Il existe ou a existé dans le monde de nombreuses formes de république. Il en a existé cinq en France, avec des Constitutions parfois très différentes. Cependant, il convient de distinguer la république, système de gouvernement, de la république, concept politique construisant une idéologie à vocation totalitaire. C’est le cas en France où l’idéologie « républicaine » apparue en 1789 n’a de « républicain » que le nom et sert, en fait, à masquer la destruction méthodique, au XIXème siècle des identités régionales, et, depuis 40 ans, de l’identité nationale.
La République n’est donc pas la France et la France ne saurait être réduite à la République. Notre pays (France) et notre peuple (français) existaient avant 1789, existent toujours aujourd’hui alors même que la République a investi la France en lui imposant ses symboles, ses valeurs et son hymne, et existera à l’avenir quoi qu’il advienne de notre système républicain.
La République définit le peuple français comme un « corps d’associés » (Sieyès), une « communauté civique » ouverte « à tous les hommes de la terre » (St Just) liés par des valeurs « universelles ». C’est ce préjugé sur la nature du peuple français qui fait de l’outil républicain une machine à fabriquer des Français de papiers. Car Français de papiers nous le sommes tous ! La République a enlevé la connotation identitaire au mot « Français » pour en faire une catégorie administrative. Dès lors, tout le monde peut se dire « Français ». Or, le nom sert à distinguer les réalités. Ce qui n’est pas distinct n’est pas nommé, et ce qui n’est pas nommé n’existe pas. En perdant notre nom, nous avons perdu notre capacité à nous distinguer et à exister. Le « peuple français » est alors identifié à la communauté civique, somme des administrés par la république.
Nous devons marquer une différence très claire entre la communauté civique et le peuple français. La communauté civique est composée de tous les Français de papiers (c’est-à-dire qui possèdent une carte d’ « identité »), peuple autochtone inclus. Le peuple français est quant à lui composé d’autochtones, c’est-à-dire d’Européens de culture et d’expression française. La communauté civique est donc une société Frankenstein créée à partir de peuples étrangers les uns aux autres, que la République tente vainement de fondre ensemble en invoquant les « valeurs républicaines ». Or, ces valeurs ont été rejetées hier par les peuples colonisés, et le sont aujourd’hui par leurs descendants de cités. Les Identitaires ont conscience que le peuple français est une partie, non la totalité, de cette communauté civique en déliquescence, et ne se résolvent pas à le voir disparaître avec elle.
L’idée de considérer politiquement et juridiquement les citoyens comme des « individus sans particularités » (Debray), est une aberration intellectuelle réductionniste qui ne tient pas devant la réalité et la complexité de l’humain. L’Histoire nous apprend que les Identités et les Appartenances finissent toujours par s’imposer. C’est au politique et au juridique de s’adapter à la réalité et non l’inverse. Nous Identitaires, pensons donc qu’il est indispensable d’anticiper ce mouvement afin de ne pas le subir. Il est nécessaire de faire valoir notre identité propre ainsi que nos spécificités en créant une nouvelle république, débarrassée de l’idéologie républicaine des siècles passés, qui ne sera plus un creuset dans lequel viendront mourir les peuples, et au premier chef le nôtre, mais, au contraire, un cadre politique permettant l’existence et la souveraineté du peuple autochtone.
Source: ArnaudGouillon2012





“C’est le cas en France où l’idéologie « républicaine » apparue en 1789 n’a de « républicain » que le nom et sert, en fait, à masquer la destruction méthodique, au XIXème siècle des identités régionales, et, depuis 40 ans, de l’identité nationale.”
C’est la première fois que je lis un papier des identitaires qui évoque autant la nation. C’est aussi vrai concernant nos institutions. Et je trouve ça très juste!
Sa va bien plus loin que cela l’idéologie de la république universelle !
C’est principalement la Franc-maçonnerie qui est l’instigateur de la république universelle comme il l’afirme encore !
La destruction des identitées n’est que l’un des objectif , mais pas du tout l’objectif finale recherche !
C’est bien plus satanique comme objectif !
La destruction des nations ect…n’est qu’un prealable a la destination
Ardarment souhaite depuis bien lus long temps avant 1789 !
Ont peut résumer très rapidement lafinalite par un mot :
Babylonne n° 2 dont la capitale mondiale saurait Jerusalem !
Un article qui me rappelle des positions exposées dans feu “Jeune Résistance” (l’excellent) magazine des IDentitaires. La “République” française étant idéologie assez éloignée du concept de Res publica des romains.
Notons qu’en 1789 l’idée de “république” n’est pas à l’ordre du jour. Le Roi y est encore très populaire, et la monarchie a pris des allures “constitutionnelle” Le 21 septembre 1792 la Convention Nationale abolie la royauté. Les actes sont alors datés de l’An I de la République dès le lendemain. Avant que toute la France en soit informée… sans Télé, téléphone, ni internet.
“Car Français de papiers nous le sommes tous ! La République a enlevé la connotation identitaire au mot « Français » pour en faire une catégorie administrative. Dès lors, tout le monde peut se dire « Français ». ”
C’est exactement ça !
Le mot “français” est devenu synonyme de “citoyen du monde”.
Il n’y a plus de réalité charnelle derrière cette nationalité.
C’est ce qui arrive quand on met une idéologie et un universalisme au-dessus de tout.
On ne peut se réclamer d,un pays dont on ne partagerait pas les héritages spirituels, culturels et historqiues.
Or la république est une idéologie, ce n’est pas une patrie charnelle, comme l’avait déjà remarqué Jean Raspail.
Revoici les paroles assez éloquentes de François Athanase Charette de la Contrie à ce sujet:
“Notre patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi… Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous?… Ils l’ont dans le cerveau; nous l’avons sous les pieds. Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur.”
Je suis d’accord avec vous et je trouve que le texte dans son ensemble est assez juste sauf que…
…il nous propose in fine la république!!!
Il se moque du monde. Il a beau nous dire que la république qu’il souhaite n’est pas la république d’aujourd’hui, tout cela c’est de la merde en barre, si vous me permettez l’expression.
Il n’existe, en réalité, qu’un seul système qui puisse lutter contre le projet que nous subissons depuis bien plus longtemps que 1789. La république ou la monarchie constitutionnelle sont des attrape-nigauds qui permet la prise de pouvoir par des groupes de pression. Or, c’est LE point clef à éviter justement. Sans cela, sa nouvelle république risque bel et bien de terminer comme toutes les autres que la France a connu : gangrénée.
Vent couvert, quand il écrit “Il est nécessaire de faire valoir notre identité propre ainsi que nos spécificités en créant une nouvelle république, débarrassée de l’idéologie républicaine des siècles passés, qui ne sera plus un creuset dans lequel viendront mourir les peuples, et au premier chef le nôtre, mais, au contraire, un cadre politique permettant l’existence et la souveraineté du peuple autochtone.” il faut, il me semble, comprendre par “nouvelle république” “nouvelle res publica” et non pas “VIeme République”. La monarchie elle même s’occupait de la “res publica” c’est à dire de la chose publique. Le débat me semble largement ouvert concernant ce “cadre politique”.
http://le-projet-juif.com/?p=2315
Les amis de mes amis sont mes amis …
Quand un corps pourrit, il y a des vers: la France est pourrie à présent, et les vers sont là…
Charette n’était vraiment pas un modèle de Chouan (orgies noctures notoires durant les campagnes), il vaut mieux Cathelineau, qui a été trahi alors que lui seul aurait réussi à prendre Paris, si on ne l’avait pas obligé d’aller à Nantes et bizarre, il s’est fait tué. Napoléon 1er a pleuré la mort de Charette, le dernier à être tombé, en disant qu’il aurait aimé l’avoir comme général hommage qui ressemble à celui d’un frère à un autre frère… Ste Jeanne d’Arc a dit qu’on ne gagne pas avec une armée de pécheurs: la preuve par 9
@CVV
Tout à fait d’accord que Charette fut loin d’être parfait.
La Rochejacquelein (dont ce fut l’anniversaire de la mort il y a 4 jours) et Cathelineau ont ma préférence aussi, sans oublier les gestes de Bonchamps et d’Elbée.
Mais il a combattu jusqu’au bout, sans lâcheté, avec un certain sens du sacrifice et du dévouement.
Lire Françoise Kermina pour sa biographie.
Qui est né de la terreur et de l’échafaud, disparaitra dans la terreur et par l’échafaud.
Si ça pouvait juste disparaitre dans le caniveau, ce serait aussi bien.
A noter comment le régime soviétique est tombé sans effusion de sang en 91. Les effusions ont eu lieu après avec le “démocrate” Boris Elstine, justement.
Le Gaulois
+1
il y en a au moins un qui a bien lu le texte. La République romaine était de nature aristocratique. La monarchie prend ici une allure idéologique, voir théocratique. Pour l’instant nous subissons un pouvoir oligarchique et la question du meilleur cadre de gouvernement ne se pose pas vraiment, même s’il est important d’y travailler. Le rétablissement d’une monarchie de droit divin? permettez-moi d’en douter…
Bonsoir LE HURON,
Il est vrai que l’interrogation sur la forme de gouvernement peut paraître, disons, secondaire, au regard des problèmes qui nous submergent, mais il faut comprendre que pour un chrétien, et en particulier un catholique français, la notion de roi de droit divin est fondamentale. Du moins, elle devrait l’être si on se renseigne.
En effet, on ne peut saisir le lien étroit qui relie en France la monarchie de droit divin et la catholicité. Chaque peuple a une mission, un rôle à jouer ici bas, de même pour chaque être humain. Et on ne comprend réellement la mission de la France et de la Monarchie que si on lit attentivement le testament de Saint Remi, prononcé lors de la consécration de Clovis et de la France :
- c’est à la foi la consécration de la monarchie comme régime voulu par Dieu pour assurer la stabilité de la France (ailleurs cela aurait pu être une autre forme de gouvernement) ;
- une prophétie générale sur le royaume et l’avenir de la France, ainsi qu’un avertissement : « Il (le royaume de France ) sera victorieux et prospère tant qu’il sera fidèle à la foi Romaine, mais il sera rudement châtié toutes les fois où il sera infidèle à sa vocation. » ;
- le lien étroit consacré du roi d’avec la Rome papale : celui-là doit veiller sur celle-ci pour défendre et diffuser la vrai religion : « Apprenez, mon Fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Église romaine qui est la seule véritable Église du Christ » ;
- et peut-être qui parle également d’un grand roi à venir : « Ce royaume sera un jour grand entre tous les royaumes, il embrassera les limites de l’empire romain et il soumettra tous les peuples à son sceptre… Il durera jusqu’à la fin des temps »
Quand on prend un peu de recul, quels que soient nos choix religieux et politiques, il convient de reconnaître que la stabilité ce fut la monarchie et que les autres régimes depuis 1789 (consulat, empire, monarchie constitutionnelle, république) ne brillèrent guère dans ce domaine. De même, il faut reconnaître que plus la France s’éloignait de sa mission première, de son baptême énoncés par Saint Remi et plus elle reculait dans le concert des nations, et se divisait à l’intérieur.
Dieu ne s’impose pas en France à travers la monarchie, il la propose.
La monarchie ne s’impose pas par la force, elle attend que les français daignent revenir à leurs premières amours et se souviennent du testament de Saint Remi, qui s’adresse à tous les français de toutes les générations.
D’ailleurs, le comte de Chambord a été pressenti pour régner pendant la crise politique (énième crise) de la fin du XIX siècle, mais il avait posé non pas ses conditions mais les conditions religieuses et monarchiques pour que son règne soit légitime et authentique, notamment le drapeau blanc fleurdelysé qui n’est pas une simple lubie de bigot mais un symbole fort, en disant :
« Pour que la France Soit sauvée, il faut que Dieu y rentre en maître pour que j’y puisse régner en roi. »
Les français l’ont repoussé, humblement, il s’est retiré.
La Monarchie ne sera rétablie que par les conditions suivantes:
1- l’effondrement de la finance soit par des catastrophes géologiques générées par les impérities de l’homme (HAARP par exemple): système d’assurance et de valeurs kaput.
2- les guerres militaires puis civiles entraînant pestes et famines.
3- une manifestation claires de miracles sur le champ de bataille, Dieu se montrant aux yeux de tous: Marie-Julie cite que les soldats français marcheront sur les mitrailleuses des musulmans (qui sont très superstitieux ne l’oublions pas depuis les Croisades et Montgisard notamment) et les balles ne les toucheront pas à 10 mètres pleine face.
4- Pas moins de 3 villes françaises Paris, Bordeaux, Marseille seront détruites pour faire plier les Français vers la vraie Foi: Dieu ne leur laissera plus le choix… de gré ou de force. Paris ne sera plus la capitale, ni habitée et les pères emmèneront leurs enfants voir ce gouffre béant jusqu’au temps de l’antéchrist pour leur montrer comment cette nouvelle Sodome a été punie par Dieu: Lyon sera la nouvelle capitale du Grand Monarque.
5- les rescapés du peuple ne seront que 10 % de la population actuelle, miraculés qui seront témoins du miracle de leur survie et du surnaturel qui les aura protégés.
6- la franc-maçonnerie sera exterminée par les bons et mauvais anges à la fois: les bons qui ratatineront les plus kabalistes R+C, les mauvais qui iront de rage jusqu’à tuer et punir leurs serviteurs ayant échoué lorsqu’ils se réfugieront en Bretagne croyant avoir la vie sauve selon les prophéties (cf Marie-Julie Jahenny) avec leur maudit pognon et leur prévoyance illusoire pour sauver leur misérable vie de serviteur du diable ayant tout à perdre dans ce paradis terrestre avant l’enfer inéluctable pour eux.
7- il y a aura eu 3 jours de ténèbres en sus de l’avertissement, du grand miracle et des châtiments prédits par Notre-Dame à Garabandal (reconnu par Paul VI et St Padre Pio, le père Pel)
Conclusion: Qui est comme Dieu ?
“La république” ça n’existe pas, il n’y a pas un être humain qui s’appelle ; “la république”
“La République définit le peuple français”
Et qui définit la république ?
“La France” ça n’existe pas, lorsque Sarkozy pour se justifier à propos de la Cote D’Ivoire dit : la France ceci, la France cela, c’est juste pour légitimer son action au nom du peuple Français.
La France c’est un territoire, un peuple et un état, une nation peut-être.
L’arrêt public sera de Dieu seul non des hommes !
Je suis las de la rhétorique maladroite et grossière des identitaires.
Ces gens arrivent sur la scène quand la bataille est terminée.
Ils sont victimes du virtualisme et de l’ignorance, j’en suis persuadé.
Ils doivent avoir les mêmes maitres à penser que Copé et Ben Shalomn Bernanke pour produire de telles hérésies.
Je suis d’accord avec Jean. Les identitaires sont des veaux manipulés comme tels. Ils font plus de mal aux patriotes que ne pourrait le faire un ennemi parfaitement identifié. Le rôle des identitaires ressemble plus à celui d’un gardien de parking qui orienterait les voiture sur une voie de garage. Si l’on tient compte du fait que ces nigaud fricotent avec les pires épouvantails à patriotes que sont l’EDL et les rabbins fanatiques, on a la un cocktail explosif pour les vrais patriotes qui souhaiteraient sauvegarder leur identité et leur patrie. Son discours simili-révolutionnaire anti-république ne trompera que les neuneus. DE toutes façons, les identitaires est un mouvement très marginal dans le paysage politique français. C’est une bande d’illuminés qui servira de bouc-émissaire le moment venu. J’en suis persuadé.