Les catholiques irlandais, entre déception de l’épiscopat et retour au source
Le quotidien La Croix a publié un article assez intéressant concernant la situation de l’Eglise catholique en Irlande. On y lit que les Irlandais continuent, malgré la propagande terrible et le matraquage médiatique au sujet de la pédophilie, à aller à la Messe (44% des Irlandais vont à la Messe chaque semaine, chose impensable chez nous), mais aussi qu’il y a un fossé qui se creuse entre les laïcs et l’épiscopat. Les catholiques attendent des “guerriers” de la foi mais n’arrivent pas à trouver cela en leurs évêques. En retour, les catholiques se retournent vers leurs racines en relançant des pélerinages vers des sanctuaires anciens, signe d’un retour aux sources qui s’opérent au sein du peuple Irlandais. Voilà donc de quoi nourrir un certain espoir du côté de ce pays, la crise provoquée par la finance apatride accentuera la prise de distance du peuple avec le libéralisme mortifaire, racine de tout nos maux.
Voici les extraits de l’article de La Croix qui nous intéressent:
« Dans les paroisses et les diocèses, les gens n’ont plus d’énergie pour penser au renouveau de l’Église, ils sont déprimés car ils souffrent cruellement de la crise économique et ne veulent plus entendre parler de pédophilie », résume Michael Kelly, rédacteur en chef adjoint de l’hebdomadaire.
De l’avis de tous, la visite apostolique demandée par le pape et entamée le 14 novembre laisse les fidèles indifférents. « Elle a pour objectif de vérifier l’efficacité des procédures de protection de l’enfance dans l’Église catholique irlandaise. Pour tout le monde, cela ne sert à rien, car le gouvernement a déjà vérifié qu’elles étaient correctes, remarque Michael Kelly. Ce qui les intéresse, c’est la façon dont l’enquête sera menée dans les séminaires, car c’est là qu’on forme les prêtres de demain. »[...]«Concernant le renouveau de la hiérarchie, même déception. « On attendait des évêques forts, populaires, des “guerriers” en quelque sorte, poursuit-il. Mais les évêques nommés par Benoît XVI n’ont pas ce profil. »
Fait nouveau dans ce pays, les laïcs commencent à prendre la parole : à titre d’exemple, le synode organisé par le diocèse de Clogher, en Irlande du Nord, est le premier depuis 1932 dans le pays. Mais le mouvement semble très lent, surtout chez les femmes.
Selon une récente étude réalisée par le Trinity College Dublin (TCD), trois quarts des catholiques irlandaises ont le sentiment que leur Église ne les apprécie pas, contre 6% pour les protestantes. « Nous entendons les responsables dire que “nous avons besoin d’inclure plus de laïcs”, mais ce sont de simples déclarations et non une politique », observe Michael Kelly.
Tout n’est pas noir cependant. Dans les paroisses, ont été installées des Listening sessions, des temps d’écoute où les paroissiens discutent ensemble de la crise et du renouveau de l’Église. Et la crise a eu un faible impact sur la pratique religieuse, semble-t-il : selon les derniers sondages, 44% des Irlandais continuent d’aller à la messe chaque semaine, contre 46% il y a cinq ans.
Si, en dix-huit mois, 12 000 personnes ont rempli sur Internet le formulaire du site Count-me-out (« raye-moi des listes »), qui recense tous les mécontents qui quittent officiellement l’Église catholique, seuls 1000 à 2000 ont envoyé les formulaires à leur diocèse (500 pour le diocèse de Dublin).
« Les administrateurs du site ont admis que les inscrits de leur site, globalement, avaient déjà quitté l’Église depuis longtemps», relève David Quinn, directeur de l’institut Iona, observatoire de la vie sociale et religieuse du pays. Avec la crise économique, les prêtres constatent même que les gens sont plus nombreux à fréquenter leurs églises. La Société Saint-Vincent-de-Paul affirme avoir ouvert plus d’antennes en deux ans que ces vingt dernières années.
Certains observent des signes de renouveau : les paroisses organisent de plus en plus de pèlerinages dans les sanctuaires irlandais anciens, tels ceux de saint Patrick ou de sainte Brigitte, ce qui ne se voyait plus depuis une quarantaine d’années.
« Les gens ont été marqués par la lettre du pape qui affirmait que les scandales ont fait plus de mal aux catholiques que des années de persécution des siècles passés. Ils ressentent le besoin de revisiter leur histoire et revenir aux sources du christianisme irlandais, de retrouver les forces qui ont permis à leurs ancêtres de résister », explique Michael Kelly.





Les Irlandais sauront se réveiller, qu’ils gueulent encore un peu plus contre leur épiscopat mou de la génération Vatican II, l’histoire est souvent du côté de fait ce qu’il faut pour… Beaucoup de collabo, hors et dans l’Eglise, lèche les bottes des puissants (mondialistes, humaniste sans Dieu,…..) mais une fois que ça aura péter, on les verra changer de camp…